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CETA - Françoise Grossetête explique son vote

Catégorie parente: Repères Européens Catégorie : Europe, les hommes

Nous publions depuis quelques temps des fiches intitulées de manière générique "des visages sur des clivages". Ces fiches concernent la première moitié du mandat des députés qui nous représentent au Parlement européen jusqu'en 2019.

Le CETA est un évènement important qui fera certainement l'objet d'une fiche concernant la seconde moitié du mandat. La signature de ce traité entre le Canada et l'Union européenne fait couler beaucoup d'encre. Pas plus tard que vendredi 10 février à Aix-en-Provence, Sylvie Goulard expliquait qu'elle voterait le CETA alors que ses deux collègues Sylvie Guillaume et Marie-Christine Vergiat envisageaient de voter contre.

Le Mouvement européen Vaucluse & environ recevra à Châteaurenard le 3 mars 2017 Françoise Grossetête. Elle parlera certainement de cet évènement important. Mais dès maintenant nous publions son explication de vote:

Pourquoi j’ai voté POUR le CETA
 
De nombreux mensonges ont été dits à propos de ce traité de libre-échange, que ce soit par la gauche ou l’extrême droite, pour lesquels le protectionnisme et le repli sur soi constituent la seule perspective. On ne construit pourtant pas l’avenir en érigeant des murs et des barrières !
 
J’ai moi-même attentivement pris connaissance de l’accord, j’ai discuté avec de nombreux experts et spécialistes du dossier, et j’ai tenu à baser mon vote sur des faits et des chiffres, et non pas sur des mythes.Je me suis posée une seule question : serions-nous mieux avec, ou sans CETA ?La réponse est évidemment positive.
 
Le CETA est une formidable opportunité de stimuler la croissance et la création d’emplois en Europe, en ouvrant de nouveaux débouchés à nos entreprises,notamment nos PME (75% des 10 000 entreprises françaises exportatrices au Canada sont des PME), tout en leur assurant des règles de concurrence équitable.
 
Contrairement à ce que prétendent certains,le CETA n’est pas une dérégulation aveugle des échanges commerciaux. C’est en fait tout l’inverse. Il vise à mieux réglementer les échanges entre l’Europe et le Canada, afin que tous les  acteurs jouent selon les mêmes règles.
 
Ainsi, les denrées alimentaires importées du Canada devront respecter les normes européennes en matière sanitaire et environnementale. Il n’y aura donc ni OGM, ni bœuf aux hormones dans nos assiettes ! Bien au contraire, il est explicitement prévu que les OGM ne rentrent pas dans le cadre de l’accord. L’agriculture ne sera pas une variable d’ajustement. Le CETA aura un impact très positif pour certains secteurs agricoles, le lait, les produits transformés, les vins et spiritueux, et bien-sûr pour les indications géographiques qui seront désormais protégées. Des clauses de sauvegarde ont par ailleurs été prévues, notamment pour les secteurs sensibles, comme le secteur bovin (à propos duquel nous avons alerté la Commission).
 
Les marchés publics canadiens seront ouverts aux entreprises européennes à hauteur de 30%. Ce n’est certes pas une réciprocité totale, mais c’est bien mieux que les 10% d’ouverture dont nous bénéficions actuellement. Les entreprises européennes pourront ainsi accéder à davantage de marchés publics au Canada que d’autres entreprises étrangères. Fini l’époque où Alstom était empêché de candidater à la construction du métro de Montréal !
 
Le mécanisme arbitral de règlements des différends a été accusé d’être un outil au service des multinationales pour saper la souveraineté des États. Quelle mystification ! Il est important que nos entreprises puissent être protégées à l’étranger lorsqu’elles y investissent. Ce mécanisme est intégré à tous les traités de libre-échange depuis les années 50 ! C’est donc loin d’être une nouveauté ou une exception. Mais celui qui sera mis en place par le CETA présente des garanties supplémentaires de transparence et d’impartialité. Les États conservent évidemment le droit de règlementer sur leur territoire en toute liberté et de de manière intangible.
 
Enfin, les détracteurs de l’accord ont affirmé qu’il serait le Cheval de Troie des États-Unis en Europe, en permettant aux produits américains d’inonder notre marché, par le truchement du Canada. Là encore, ces inquiétudes sont infondées. En effet, le CETA est applicable uniquement aux produits originaires du Canada. Cela signifie que les produits doivent répondre aux règles d’origine définies par l’accord : ils doivent être fabriqués au Canada et leur contenu doit également être d’origine canadienne dans une certaine proportion.
 
Bref, on est bien loin du monstre libéral que nous ont décrit la gauche et le Front National. Marine Le Pen en particulier n’aura pas hésité à arranger la vérité et à jouer de la crédulité de nos concitoyens les moins informés pour servir ses intérêts, alors qu’elle même était absente lors du vote du CETA en commission ! Une attitude symptomatique de la conduite de la Présidente du Front National, pour qui le mensonge est décidément un argument de campagne comme un autre....
 
Françoise GROSSETETE
Vice-présidente du groupe PPE
Députée européenne
Secrétaire Nationale à l'Europe LR

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