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Europe

Fédéralisme fiscal : le mal-être italien

Revue de presse

 

Fédéralisme fiscal : le mal-être italien

Cet article, un peu technique est intéressant non seulement pour comprendre la situation de l'Italie, mais parcequ'il peut contribuer à la réflexion en ce qui concerne l'Union Européenne.

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C'est dans Le Taurillon 4 mars, par Alberto Majocchi, traduit par Cyrille Amand

https://www.taurillon.org/federalisme-fiscal-le-mal-etre-italienhttps://www.taurillon.org/federalisme-fiscal-le-mal-etre-italien

Politique énergétique de l'U.E.

Revue de presse

Bilan encourageant pour la politique énergétique de l’UE

Si beaucoup de reproches peuvent en effet lui être faits, certaines avancées méritent d’être soulignées.

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C'est dans Le Taurillon à la date du 7 mars, par Candice Béjuit

https://www.taurillon.org/bilan-encourageant-pour-la-politique-energetique-de-l-ue

CETA - Françoise Grossetête explique son vote

Nous publions depuis quelques temps des fiches intitulées de manière générique "des visages sur des clivages". Ces fiches concernent la première moitié du mandat des députés qui nous représentent au Parlement européen jusqu'en 2019.

Le CETA est un évènement important qui fera certainement l'objet d'une fiche concernant la seconde moitié du mandat. La signature de ce traité entre le Canada et l'Union européenne fait couler beaucoup d'encre. Pas plus tard que vendredi 10 février à Aix-en-Provence, Sylvie Goulard expliquait qu'elle voterait le CETA alors que ses deux collègues Sylvie Guillaume et Marie-Christine Vergiat envisageaient de voter contre.

Le Mouvement européen Vaucluse & environ recevra à Châteaurenard le 3 mars 2017 Françoise Grossetête. Elle parlera certainement de cet évènement important. Mais dès maintenant nous publions son explication de vote:

Pourquoi j’ai voté POUR le CETA
 
De nombreux mensonges ont été dits à propos de ce traité de libre-échange, que ce soit par la gauche ou l’extrême droite, pour lesquels le protectionnisme et le repli sur soi constituent la seule perspective. On ne construit pourtant pas l’avenir en érigeant des murs et des barrières !
 
J’ai moi-même attentivement pris connaissance de l’accord, j’ai discuté avec de nombreux experts et spécialistes du dossier, et j’ai tenu à baser mon vote sur des faits et des chiffres, et non pas sur des mythes.Je me suis posée une seule question : serions-nous mieux avec, ou sans CETA ?La réponse est évidemment positive.
 
Le CETA est une formidable opportunité de stimuler la croissance et la création d’emplois en Europe, en ouvrant de nouveaux débouchés à nos entreprises,notamment nos PME (75% des 10 000 entreprises françaises exportatrices au Canada sont des PME), tout en leur assurant des règles de concurrence équitable.
 
Contrairement à ce que prétendent certains,le CETA n’est pas une dérégulation aveugle des échanges commerciaux. C’est en fait tout l’inverse. Il vise à mieux réglementer les échanges entre l’Europe et le Canada, afin que tous les  acteurs jouent selon les mêmes règles.
 
Ainsi, les denrées alimentaires importées du Canada devront respecter les normes européennes en matière sanitaire et environnementale. Il n’y aura donc ni OGM, ni bœuf aux hormones dans nos assiettes ! Bien au contraire, il est explicitement prévu que les OGM ne rentrent pas dans le cadre de l’accord. L’agriculture ne sera pas une variable d’ajustement. Le CETA aura un impact très positif pour certains secteurs agricoles, le lait, les produits transformés, les vins et spiritueux, et bien-sûr pour les indications géographiques qui seront désormais protégées. Des clauses de sauvegarde ont par ailleurs été prévues, notamment pour les secteurs sensibles, comme le secteur bovin (à propos duquel nous avons alerté la Commission).
 
Les marchés publics canadiens seront ouverts aux entreprises européennes à hauteur de 30%. Ce n’est certes pas une réciprocité totale, mais c’est bien mieux que les 10% d’ouverture dont nous bénéficions actuellement. Les entreprises européennes pourront ainsi accéder à davantage de marchés publics au Canada que d’autres entreprises étrangères. Fini l’époque où Alstom était empêché de candidater à la construction du métro de Montréal !
 
Le mécanisme arbitral de règlements des différends a été accusé d’être un outil au service des multinationales pour saper la souveraineté des États. Quelle mystification ! Il est important que nos entreprises puissent être protégées à l’étranger lorsqu’elles y investissent. Ce mécanisme est intégré à tous les traités de libre-échange depuis les années 50 ! C’est donc loin d’être une nouveauté ou une exception. Mais celui qui sera mis en place par le CETA présente des garanties supplémentaires de transparence et d’impartialité. Les États conservent évidemment le droit de règlementer sur leur territoire en toute liberté et de de manière intangible.
 
Enfin, les détracteurs de l’accord ont affirmé qu’il serait le Cheval de Troie des États-Unis en Europe, en permettant aux produits américains d’inonder notre marché, par le truchement du Canada. Là encore, ces inquiétudes sont infondées. En effet, le CETA est applicable uniquement aux produits originaires du Canada. Cela signifie que les produits doivent répondre aux règles d’origine définies par l’accord : ils doivent être fabriqués au Canada et leur contenu doit également être d’origine canadienne dans une certaine proportion.
 
Bref, on est bien loin du monstre libéral que nous ont décrit la gauche et le Front National. Marine Le Pen en particulier n’aura pas hésité à arranger la vérité et à jouer de la crédulité de nos concitoyens les moins informés pour servir ses intérêts, alors qu’elle même était absente lors du vote du CETA en commission ! Une attitude symptomatique de la conduite de la Présidente du Front National, pour qui le mensonge est décidément un argument de campagne comme un autre....
 
Françoise GROSSETETE
Vice-présidente du groupe PPE
Députée européenne
Secrétaire Nationale à l'Europe LR

Arles 3 mars 2017 - Sylvie Goulard

Pourquoi la Construction européenne est-elle plus cruciale que jamais ?

J'étais libre le 3 mars, après l'annulation qui nous avait été imposée de la réception à Châteaurenard de François Grossetête.

Or sur la même page 4 de La Provence qui annonce cette annulation, je trouve une information: "Sylvie Goulard à Arles".

Les deux intervenants me sont connus. Sylvie Goulard, députée européenne active, que nous avons rencontré dernièremment à Aix-en-Provence, et Michel Cailloüet, ancien ambassadeur de l'U.E. en Asie du Sud, que j'ai reçu le 6 février dernier à Avignon.

Donc avec quelques amis nous sommes allés écouter ce qu'avaient à nous dire ces intervenants de référence.

Sylvie Goulard nous a donc exprimé, avec sa grande maitrise du sujet, son point de vue sur l'état de l'Union européenne, ce qui est plutôt réussi, ce qui l'est moins, ce qui est raté, toujours avec le soins de remettre en perspectives les causes historiques et les effets des actions des uns et des autres. Sa conclusion est pragmatique: il y a de nombreuses choses que nous ne pouvons pas assurer seuls, ce n'est pas parcque depuis deux décennies l'Europe patine qu'il faut jeter tous le travail effectué. Son autre conclusion, réaliste, est de remarquer que rien ne sert de prétendre transformer l'Union selon notre point de vue, en oubliant qu'il y a 27 autres participants.

Goulard3.03.2017Arlesquater

Répondant à de nombreuses questions de la salle, elle a fait remarquer que l'Europe à plusieurs vitesses tant réclamée par certain existe déjà: la zone euro, l'espace Schengen notamment. Que la zone euro est sans doute un excellent moyen de continuer à faire avancer l'Union en la complétant des politiques économiques, juridiques et fiscales qui la feraient mieux fonctionner. Qu'il ne faut pas incriminer nos voisins Allemands en oubliant que la France n'a jamais tenu les engagement qu'elle avait pris. Le risque très important qu'entraine pour la France le montant de sa dette et des ses déficits, risque occulté en grande partie par la couverture que nous donne l'euro.

Il ne faut pas oublier de dire que cette manifestation était à l'initiative du Mouvement "en marche", et qu'elle visait à soutenir la candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Sylvie Goulard a longuement souligné que ce qui la rapprochait du candidat Macron c'est justemment la conviction sincérement européenne de ce dernier qui entend relancer la construction européenne, en panne sur les deux derniers quinquennats. Tous deux s'accordent sur l'idée que c'est en réhabilitant la France comme un partenaire "crédible" que nous pourrons travailler à nouveau à une Union qui réponde mieux aux attentes des citoyens. Que de toute manière c'est une oeuvre de longue haleine qui s'étalera sur au moins 10 ans.

D'autres aspects plus franco-français ont été développés en ce qui concerne le projet d'Emmanuel Macron qu'il ne m'appartiens pas de développer ici.

Vous trouverez ci-dessous un certain nombre de liens de presse.

http://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211680794992-presidentielle-2017-emmanuel-macron-sa-campagne-son-projet-2057545.php#Z8HpYOvflRPLkp2s.99

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/01/11/a-berlin-macron-plaide-pour-une-europe-plus-ambitieuse_1540579

https://www.slate.fr/story/138515/emmanuel-macron-milieu

http://www.lemouvement.eu/actualites-mef-blog/451-le-discours-d-emmanuel-macron-a-l-universite-humboldt-berlin-10-janvier-2017

En marge d'un dossier "Un livre blanc et cinq scénarios pour l'Europe" le quotidien La Croix du 2/02/2017, page 6 et 7, donne la parole à Sylvie Goulard qui dit notamment à Agnès Rotivel: "Nos pays sont confrontés à des changements profonds, technologiques, d'évolution des populations, des crises financières, toutes les structures doivent évoluer. Ce serait une grave erreur de penser que l'Europe pourrait ne pas avancer et nos pays demeurer intacts. Ils se détruiraient. L'enjeu est celui-ci: soit nous arrivons à remettre une impulsion européenne et nous allons conforter les pays qui la composent et rester dans la course mondiale et ce sera gagnant-gagnant, soit nous croyons qu'il est possible de ne pas avancer, et nous perdons sur les deux tableaux."

Taux de croissance du PIB en 2016 - France et pays voisins

Italie: +0,7 %

France: +1,1 %

Belgique: +1,2 %

Autriche: +1,5 %

Pays-Bas: +1,7 %

Moyenne zone euro: +1,7 %

Portugal: +1,9 %

Allemagne: +1,9 %

Royaume-Uni: +2 %

Espagne: +3,2 %

Irlande: +4,1 %

Chiffres tirés d'un article du quotidien La Croix, mercredi 1er février 2017 p11, Pourquoi la croissance ne décolle pas en France, Marie Dancer  (source des chiffres énnoncée Eurostat et Insee).

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