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Europe

Aix-en-Provence - Débat citoyen à mi-mandat des députés européens du Sud-Est

Le vendredi 10 février 2017, à Aix-en-Provence, à Sciences-Po, s'est tenu un débat à mi-mandat des députés européens du Sud-Est.

 

Ce débat avait lieu à l'instigation du "Bureau d'information du Parlement européen à Marseille", qui couvre toute la circonscription du Sud-Est et qui a organisé ce débat entre les eurodéputés et avec les citoyens en partenariat avec l’Institut d’études politiques ou « Sciences Po Aix », le Mouvement européen Provence, la Maison de L'Europe de Provence et le Centre d'Information Europe Direct Provence Alpes.

Occasion du débat:

Les députés européens sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans, de 2014 à 2019 pour la présente mandature. À mi-mandat, lors de la session plénière de janvier 2017, ils élisent le Président et les vice-présidents pour les deux ans et demi restants. Ils peuvent aussi changer de commission ou délégation parlementaire.

C’était donc une nouvelle opportunité pour les citoyens du Sud-Est, votants ou non, de poser directement leurs questions ou d’exprimer leurs préoccupations ou priorités aux députés européens de la circonscription du Sud-Est telle que définie pour les élections européennes de 2014 (ancienne région Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse).

Sur les 13 députés européens du Sud-Est, étaient finalement présents au débat :

  • Sylvie GOULARD, Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe
  • Sylvie GUILLAUME, Alliance progressiste des socialistes et démocrates du Parlement européen
  • Marie-Christine VERGIAT, Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Notons au passage, qu'avec Françoise Grossetête, MIchèle Rivasi et Michel Dantin, ce sont ces élus européens qui viennent le plus fréquement au contact des citoyens pour nous rendre compte de leur action et nous aider à mieux appréhender les enjeux et l'actualité de l'Union Européenne.

Quel débat ?

Les échanges entre les citoyens et les députés se sont articulés autour des deux thématiques choisies parmi la dernière enquête d’octobre 2016 sur la perception qu’ont les Européens du Parlement européen.

Thème 1 : Vers une Europe plus sociale et solidaire ?

Selon cette enquête, pour les Français, le Parlement européen devrait défendre en priorité la politique relative à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Près d’un Français sur deux partage également l’avis qu’un système de protection sociale harmonisé renforcerait leur sentiment d’être un citoyen européen.

Partagez-vous cette idée ? Désirez-vous exprimer votre avis sur cette priorité ou en défendre une autre ? Comment cette priorité est-elle prise en compte par les députés au sein de chacune de leur commission et délégation parlementaire ? Qu’est-il possible au niveau européen et qu’est-ce qui est de la responsabilité des États membres ?

Thème 2 : Quelle Europe pour les citoyens face aux changements ?

Face au Brexit, volonté exprimée par les citoyens du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, aux résultats des élections aux États-Unis et autres événements en Europe, quelle est la position du Parlement européen et des députés du Sud-Est ? Comment le Parlement européen répond aux attentes des citoyens ? Comment mieux informer le citoyen sur l’action du Parlement européen ?

En effet, selon la même enquête, près d’un Français sur deux désirerait que le Parlement européen joue un rôle plus important (49%) et un tiers le même rôle ou ne savent pas (6% et 24%). En même temps, les citoyens sondés répondent avoir le sentiment que leur voix est de moins en moins prise en compte, tant au niveau national qu’au niveau européen.

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Qu'en dire ?

Les débats entre députées ont été animés. Même si, conformément à la tradition parlementaire européenne, les députées ne se sont pas écharpées et n'ont pas donné libre cours à des arguties politiciennes, elles n'en ont pas moins développé chacune leur point de vue. Comme d'ailleurs elles ont reconnu les points sur lesquels elle étaient d'accord. Par exemple quand Sylvie Guillaume a dit souhaiter que le Parlement Européen obtienne le pouvoir d'initiative.

Les questions avec la salle, intercallées entre les passages aux différents thèmes ont également permis des réponses intéressantes. Regrettons toutefois deux choses: la tendance de certains citoyens à vouloir défendre longuement des points de vue et la frustration de tous ceux qui ont levé le doigt, et à qui le modérateur n'a pas pu donner la parole. On touche là le point sensible de telles réunions, même si chacun y met de la bonne volonté, deux heures, y compris les introductions, c'est très court! Finalement c'était sans doute un bien que seuls trois parlementaires aient pu se libérer ce jour là.

J'en ai, en tout cas, retenu quelques idées forces:

La nécessité pour les parlementaires européens de "dénationaliser" les contributions afin de légiférer au profit du plus grand nombre de citoyens de l'Union.

L'effort assez général que font les eurodéputés pour être non seulement au Parlement, mais "au contact" dans leurs immenses circonscriptions, et parfois même au dehors, afin de travailler sur "ce qui vient des citoyens".

La difficulté que rencontre le Parlement directement élu par les citoyens mais qui n'a pas, constitutionnelement, le pouvoir d'initier une législation, à influencer le Conseil, qui lui est trop préoccupé par des actions politiques de court terme et à vue plus nationalistes.

Mais bien d'autres choses ont été dites, même dans ce court laps de temps.

Vous trouverez ci-dessous des liens vers des interviews de deux responsables du Mouvement Européen à la sortie de la manifestation:

 

Des visages sur des clivages - les votes des Eurodéputés français du Sud-Est 3/20

Dans le cadre du partenariat du Mouvement Européen -France avec Notre Europe-Institut Jacques Delors et VoteWatch,

les votes des Eurodéputés du Sud-Est à mi-mandat (mandature 2014-2019) sur 20 votes-clés, eurocirconscription du Sud-Est

Nous publierons progressivement des extraits des fiches établies dans le cadre de ce partenariat.

L'UE devrait-elle renouveler l'autorisation du glyphosate pour 7 années supplémentaires ?

Certains sujets techniques font parfois la une des journaux. C’est le cas du renouvellement de l’approbation de l’utilisation des pesticides à base de glyphosate, alors que les produits traités avec cette substance sont soupçonnés d’avoir des effets néfastes sur la santé des consommateurs. Néanmoins, le débat a mis en lumière des divisions marquées, voire des positions irréconciliables entre les députés, mettant ainsi la Commission dans une situation délicate. Par exemple, le gouvernement français était farouchement opposé au renouvellement. Finalement, la Commission a décidé de renouveler temporairement l’autorisation du glyphosate.
Au Parlement européen, un amendement favorable au renouvellement pour une période de sept ans du glyphosate a été adopté à une très courte majorité de seulement 16 voix. Cet amendement était porté par les groupes PPE et CRE, tandis que la majorité des députés Verts/ALE, GUE/NGL, ENL et ELDD a voté contre. Le groupe ADLE hésitait entre abstention et opposition, mais les plus divisés étaient les membres du groupe S&D. Et si la résolution finale du Parlement invite au renouvellement, le texte appelle par ailleurs à une limitation de l’usage du glyphosate.
Il est intéressant de noter que parmi les partis français, seuls les Républicains ont soutenu le compromis, tandis que tous les autres partis ont voté contre, même à l’encontre de la majorité de leur propre groupe politique.
Il est intéressant d’observer que parmi les députés français de la circonscription Sud-Est, seuls Les Républicains ont soutenu le compromis alors que les membres de tous les autres partis ont voté contre, parfois à l’opposé de la position de leurs groupes politiques respectifs.
Ainsi, sur 13 députés de cette circonscription, seuls Michel Dantin, Renaud, Muselier et Françoise Grossetête (Les Républicains) ont soutenu le renouvellement de l’approbation du glyphosate.

prorogationautorisationglyphosate 

Pour voir la fiche complète.

 

Nous attirons l'attention du lecteur sur le fait que ces fiches ont pour objet d'analyser des votes concrets, en plénières, de nos députés élus. Il ne s'agit pas de pétitions de principe, ou de réponses à des questions ou des interviews.

 

 

Les Décodeurs de l'Europe

C'est sur le site de la représentation en France de l'Union Européenne

L'Europe est aujourd'hui au cœur du débat. C'est légitime, le débat démocratique est un enjeu central du projet européen. Encore faut-il qu'il se construise sur des réalités. La construction européenne donne lieu à toute sorte d'idées fausses qui alimentent rumeurs ou fantasmes...

Avec les décodeurs de l'Europe, nous voulons répondre à une série de questions ou d'accusations, en expliquant ce qui constitue la réalité et parfois la complexité des politiques européennes. Au-delà de ces explications, notre objectif est aussi de mieux faire savoir, en cette veille du 60ème  anniversaire du Traité de Rome, ce qui marche en Europe !

Nicolas Vadot nous accompagne dans ce projet avec humour ... et nous évite de construire une norme européenne sur la taille des bobards...!

Vous trouverez déjà un grand nombre de fiches que

vous pouvez consulter, utiliser comme argumentaire,

ou diffuser.

Pour y aller cliquer sur ce lien

Les citoyens européens agissent

Nous reproduisons intégralement l'article du Taurillon paru le mercredi 8 février 2017

Rome le 25 mars 2017 : il est temps d'agir pour l'Europe !

At Palazzo dei Conservatori 1957 the Treaty of Rome was signed – © Jaime Pérez (CC BY-NC 2.0) flickr

L'Europe se trouve dans une crise existentielle. Le 60e anniversaire du Traité de Rome sera un moment décisif de l'histoire de l'Union Européenne. Pour les institutions européennes ainsi que les gouvernements nationaux, il est temps de se réveiller. Et, au final, c'est à la société civile européenne, c'est-à-dire vous et moi, nous tous, d'agir ! Un appel vital de Roberto Castoldi.

Au sommet de Bratislava a été présentée la voie à suivre pour relancer l'Union Européenne à l'occasion du Conseil européen qui se tiendra à Rome le 25 mars 2017, en même temps que les festivités du 60e anniversaire du Traité de Rome qui avait établi la Communauté Économique Européenne ainsi qu'Euratom.

Toutefois, au lieu de célébrer, on ferait mieux d'agir ! L'Union se trouve dans une crise existentielle venant de différents conflits qui ne peuvent être résolus par les États-membre individuellement, et il manque à l'Union les compétences pour les résoudre au niveau supranational, & par la même répondre aux besoins des citoyens.

La crise économique, financière et sociale est essentiellement liée au caractère semi-fini de l'union monétaire. Le rapport des quatre présidents de 2012 ainsi que le Rapport des Cinq présidents de 2015 reconnaissent la nécéssité d'une intégration plus complète pour créer une vraie union économique et monétaire. Les crises géopolitiques dans les pays autour de l'Europe sont la cause structurelle des mouvements des réfugiés et de migrants et engendrent des tendances extrémistes. Ces menaces demandent une plus forte intégration et la création d'une politique extérieure et de défense commune ainsi qu'une européanisation de la sécurité intérieure, des services secrets et de la politique d'asile.

Le Brexit a été possible à cause de l'incapacité de l'Union Européenne de réagir aux enjeux contemporains. Et il pourrait devenir le début de sa désintégration. Les crises ont permis la montée de forces nationalistes, à l'allure populiste, dans nombre de pays européens. Les mêmes dynamiques qui pendant les années 1930 ont mis au pouvoir des régimes autoritaires sont observables aujourd'hui. La démocratie libérale ainsi que la civilisation européennes sont en jeux. L'Union Européenne est le principal ennemi des nationalistes populistes, car elle est la garante de la démocratie libérale, le pillier de notre civilisation, l'instrument principal pour résoudre des problèmes communs. Alors que les nationalistes peuvent gagner seulement par la peur et l'échec des acteurs européens.

Il est temps d'agir

  • Les institutions européennes doivent agir. Elles essayent de faire avancer le processus. Durant les deux dernières années, la Commission a fait preuve de flexibilité : le plan d'investissement Juncker, le renouveau du débat autour d'une union monétaire complétée, une nouvelle stratégie de politique extérieure, des impulsions pour une politique de défense commune. Le Parlement européen va accepter et discuter les rapports Bresso-Brok, Verhostadt et Beres-Borge, qui contiennent des propositions pour une intégration approfondie dans le cadre des Traités actuels ainsi que des idées pour changer ceux-ci et de créer un poste budgétaire pour la zone euro. Ces institutions devraient continuer dans cette direction, jusqu'à proposer une réforme globale des Traités.
  • Les gouvernements nationaux doivent également agir. Jusqu'à présent, ils se sont contentés de regarder les oiseaux voler, afin de ne pas devoir prendre de décisions anticipées et n'ont pas su répondre aux défis contemporains.
  • La société civile européenne et tous les citoyens et citoyennes doivent agir. Un grand nombre d'événements sera organisé à Rome pour fêter l'anniversaire du Traité. Soyons honnêtes, cela ressemblera à l'orchestre qui joue pendant le naufrage du Titanic. Mais il y aura aussi un événement issu de la société civile et qui lancera le défi à l'Union Européenne de changer, de se renouveler, d'approfondir son intégration et de finalement créer l'union politique, la “Fédération européenne” mentionnée dans la déclaration Schuman du 9 mai 1950 comme but suprême de l'Union.

Rejoignez-nous à Rome pour donner un signal fort !

Le soir du vendredi 24 mars aura lieu une marche aux flambeaux et le matin du samedi 25 mars une assemblée européenne ainsi qu'une marche pour l'Europe (#MarchForEurope2017). Ce sera l'occasion de finalement mobiliser la société civile et les citoyens européens pour sauver l'Union Européenne et de pousser les acteurs politiques à prendre les décisions nécessaires. Si vous pensez qu'il est temps pour l'Europe d'agir, agissez vous-mêmes en premier. Venez à Rome et soutenez-nous pour réaliser le changement !

Futur de l'Union Européenne : May et Trump rabattent les cartes

Revue de presse

Ce titre est celui d'un article publié ce jour dans le Taurillon sous la plumme d'Eric Drevon-Mollard

C'est une manière optimiste de tirer parti d'une situation qui à priori semble peu réjouissante.

En voici quelques extraits:

"Appliquons les règles européennes, mais faisons preuve d'une certaine souplesse en mettant nos concessions sur la table. Si nous cherchons à nous imposer trop durement, Theresa May pourrait préférer l'aide de Trump pour limiter les dégâts subis par l'économie britannique, et préférer une longue récession plutôt que de céder aux exigences de l'Europe."

"Unie, et dotée d'une armée, de services de renseignements et d'un arsenal législatif performants, elle pourrait parler d'égal à égal avec son voisin d'outre-Atlantique. Des armées européennes puissantes, et surtout unies, sont un atout essentiel dans le domaine géopolitique, nous donnant du poids lorsqu'il faut régler des conflits régionaux, permettant ainsi d'obtenir des contrats de reconstruction pour nos entreprises, et des marchés pour notre complexe-militaro-industriel, qui reste à construire."

"L'unité de l'Union européenne est un préalable pour sortir par le haut du double défi du Brexit et de l'isolationnisme américain. Si nous y joignons une politique cohérente et efficace, il est possible de tirer un bénéfice politique et économique de la nouvelle donne aux Etats-Unis."

Ce qui est envisagé est plausible. Encore faut-il que les européens aient l'intelligence de la situation... pas seulement les dirigeants, mais les peuples aussi.

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